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Buoophut Bane-Arrow Dévot d'Alaman |
Alaman
La Mort subite, le Veneur sanguinolent, le Fenaiseur des os
Alaman est le traqueur de Khorne, son braconnier, parcourant inlassablement le monde à la recherche de proies dignes de ce nom. Il récompense la patience et l'effort, et apprécie spécialement ceux qui mettent du cœur à l'ouvrage et font preuve de méticulosité. Il peut paraître étrange pour ceux qui pensent connaître Khorne car il ne se complaît pas dans la douleur infligée gratuitement, la violence déchaînée et dédaigne les combats directs, ce que d'aucuns pourrait considérer comme une hérésie de la part d’un des membres de la cohorte du Dieu du Sang. Pourtant, Alaman n’est pas moins violent que ses frères : il prend plaisir à la traque, la chasse et se délecte de tuer à distance, aussi bien des victimes prises par surprise que conscientes du sort cruel qui les attend. L'odeur de la peur, l'excitation qui grandit à mesure que l'attente se prolonge, la planification d'une mise à mort, l'expertise requise pour dépecer la bête abattue et le goût du travail bien fait sont autant de plaisirs qu'Alaman partage avec ses adeptes et qui constituent des récompenses en soi.
C’est également Alaman qui frappe de façon invisible les ennemis de Khorne et qui vient récolter leurs os pour bâtir inlassablement le Trône des
Crânes. Certains adeptes dévoués à son maître n’hésite pas à le mépriser et le traiter de
lâche, l’accusant de refuser le combat franc qui sied tant à leur divinité mais
de ceux-là, beaucoup risquent de mourir d’une flèche dans la tête avant qu’on
ne retrouve leur cadavre dépecé et abandonné aux bêtes. Alaman est l'exécuteur invisible accomplissant la volonté de son maître, traquant les traîtres et leur faisant connaître l'horreur de finir, eux aussi, comme des proies : le sort que le Traqueur réserve à ceux qui le trahissent, lui ou son maître, est de finir dévoré pour l'éternité par les chiens démoniaques de Khorne.
Alaman n’apparaît jamais à ses fidèles ni à qui que ce soit. Il est la menace lointaine, constante, qu’on sent mais qu’on ne peut percevoir continuellement et dont le poids peut rendre fou, un mal invisible aussi terrifiant que la pire des monstruosités. Il ne se manifeste que comme le cri d’une flèche qui file vers sa cible ou comme celui d’un faucon en chute libre qui fond sur sa proie, ou encore comme l'odeur du sang portée par le vent.
Zones d'influence
Symboles
Le symbole d’Alaman est à l’image de son arme de prédilection, à savoir une flèche ensanglantée à l’empennage noir rehaussé d'une unique plume rouge.
Ses adeptes prennent aussi l'habitude d'arborer de petits ornements confectionnés à partir des os du gibier qu'ils auront prélevés. Pour la majorité des gens, ce type d'excentricité n'a rien d'anormal et est même plutôt fréquent dans les communautés forestières et le travail de l'os est un art en soi. Mais l'accumulation, et peut-être la compréhension qu'il ne s'agit pas uniquement d'os d'animaux, pourrait piquer la curiosité des plus alertes.
Tempérament
Alaman est un dieu plutôt taiseux, trop affairé à ses activités pour communiquer avec les autres, et apparaît comme quelqu'un de distant et renfermé. Ses adeptes n'en attendent pas moins de lui et partagent ce trait de caractère : attendre dans le silence et la quiétude qu'une proie se manifeste, puis mettre tous ses talents à profit pour en venir à bout.
Le Traqueur aime à se concentrer sur des sensations et des émotions basiques : les bruits de la forêt et des bêtes, une brise sur le visage, le goût métallique du sang de la viande fraîchement préparée, la tension des muscles mis à contribution, la fatigue résultant du travail bien fait. Alaman, tout comme ses fidèles, ne peuvent réellement se sentir eux-mêmes et apprécier la compagnie d'autres vivants qu'en partageant ces joies simples avec des personnes qui en comprendront le sens. De fait, Alaman n'est guère en bon terme avec les moins subtils de ses camarades, mais sa discrétion et sa loyauté en font un allié de choix pour Khorne. Comme il tend également à rester à l'écart du Grand Jeu, le Fenaiseur n'est pas non plus en mauvais terme avec les autre entités, majeures ou mineures du panthéon chaotique et ses suivants se heurtent rarement aux autres cultes, à moins qu'il ne s'agisse de punir des adeptes de Khorne ou d'un de ses vassaux pour leur manque de subtilité ou leur trahison.
Le culte d'Alaman
Nombreux sont ceux qui, parmi les fidèles d’Alaman, sont
avant tout des chasseurs ou des soldats. Il peut s’agir de membres d’un
régiment d’archers qui, au-delà de leur devoir militaire, trouvent une réelle
satisfaction dans la mise à mort à distance et l’exploit que cela représente.
D’autres sont des chasseurs professionnels ou occasionnels qu’une traque exalte
autant que le fait de dépecer leur gibier. L’appel d’Alaman est insidieux, car
il s’insinue dans l’esprit de ceux qui finissent par ressentir de la joie quand
vient le moment d’abattre une proie, et plus simplement la satisfaction du
devoir accompli, ou encore dans l'expectative de pouvoir consommer les fruits de la chasse, voire même de manier un couteau de boucher avec expertise. Des cultes peuvent prendre l’apparence de société de chasse ou
de régiments d’archers, ou se développer en leur sein et pratiquer de grands
banquets avec le gibier prélevé. Mais ce gibier, dans le cas des sectes
d’Alaman, peut ne pas être animal bien que les invités n’ayant pas connaissance
des réelles activités du groupe ne s’en rendront probablement jamais compte. Il
peut même s’agir d’une méthode d’intégration au culte, les invités se voyant
régulièrement servi le produit de la « chasse » et développant
progressivement un goût pour la chair humaine puis se voyant invités à
participer eux aussi à la traque.
De manière générale, les cultistes d'Alaman tendent à développer un attrait irraisonné pour la viande, mais trouve celle du bétail de plus en plus insipide. Seule la chair d'un être ayant été tué lors d'une partie de chasse trouve réellement grâce à leurs yeux, et ils semblent développer un don particulier pour l'identifier. Ils sont développent également un attrait tout particulier pour les pièges et le matériel en général, leur qualité, leurs utilisations et sont capables d'en discuter longuement sans jamais montrer de signe d'ennui. Certains sont par ailleurs sujet à des troubles obsessionnel et sont capables de se mettre en colère envers autrui pour quelque chose d'aussi banal qu'un plat mal assaisonné ou un morceau de cuir mal tanné. D'aucuns finissent également par préférer leur chien à la compagnie des êtres humains, et se détachent progressivement de leurs semblables. Les fidèles d'Alaman les plus anciens sont en général des solitaires, préférant les bois à la vie urbaine ou agricole, et ne se réunissent que pour festoyer avec plaisir autour de morceaux de choix.
Il n'est pas non plus rare que les adeptes d'Alaman deviennent extrêmement sensibles à la peur d'autrui et ressentent nettement les changements d'émotions chez les autres. Les plus touchés pourraient même voir leur attitude changer en conséquence, à mesure qu'ils perçoivent de plus en plus les faibles et les effarouchés comme du gibier, et se mettre à observer ces derniers d'une manière étrange, se montrer agressifs envers eux, voire à les suivre et les observer.
En réalité, les fidèles du Traqueur estiment respecter l'ordre naturel des choses en s'imposant en tant que prédateur et en dominant les plus faibles. Ils prennent à cœur de nourrir à ceux des leurs qu'ils jugent trop frêles pour le faire eux-mêmes, quitte à nuire aux autres. Il attendent cependant loyauté, fidélité et obéissance en retour. Ainsi, les faibles n'existent que pour servir les forts : soit comme serviteurs dociles, soit comme plat de résistance.
Comment utiliser le culte
Les adeptes d'Alaman ne sont pas des conquérants ni des fous furieux. Ils sont calmes, calculateurs mais surtout manquent d'ambitions : ils ne font donc pas de puissants antagonistes que les aventuriers pourraient vaincre dans une bataille épique. En revanche, leur discrétion, leur intégration dans la société et leurs usages de traditions et coutumes par ailleurs répandues peuvent constituer d'excellentes opportunités d'en faire une menace lancinante planant sur une région. De nombreuses disparitions sur une période prolongée, sans que les forestiers et les troupes du seigneur local ne soient capables d'en déterminer la cause ni d'endiguer le phénomène, et pour cause : il est possible que ce soit la cour elle-même ou une partie d'entre elle qui soit corrompue au point de chasser ses propres paysans, voire quelques pommes pourries en son sein, ou bien encore que ce soit les chasseurs seigneuriaux qui vénèrent Alaman à l'insu de leur lige.